
Zimbabwe : Mnangagwa limoge Chiwenga, une manœuvre risquée face à l'incertitude politique
Le Zimbabwe vient de vivre un précédent renversant : le président Emmerson Mnangagwa a limogé le chef de l'armée, le général Constantino Chiwenga. Cette décision n’est pas simplement une question de réajustement militaire, mais plutôt une manœuvre tactique pour éteindre une éventuelle révolte qui couvait sous la surface. Les tensions entre le pouvoir en place et les militaires, jadis alliés, s’échauffent, et l’histoire prend une tournure pour le moins inattendue.
Tensions entre les généraux et le pouvoir : le grand changement de garde
Il n’aura échappé à personne que le Zimbabwe est en pleine tourmente. Après des années de règne de Robert Mugabe, le pays peine à trouver son équilibre. Mnangagwa, qui a pris les rênes avec la promesse d’un nouveau départ, a rapidement compris que les généraux n’étaient pas uniquement des instruments de la paix et de la stabilité ; ils constituent aussi une menace potentielle à son pouvoir. En limogeant Chiwenga, ancien camarade d'armes lors du coup d’État de 2017, le président semble faire un pas audacieux vers un contrôle total.
Au Zimbabwe, l’armée a toujours joué un rôle crucial dans la politique. Souvent perçue comme la gardienne d’un régime fragilisé, elle pourrait bien se voir déchue sous peu de son statut privilégié. En écartant son chef, Mnangagwa envoie un message clair : il ne laissera pas les militaires décider de son avenir. Toutefois, cette stratégie de diviser pour mieux régner pourrait se retourner contre lui, intitulant le président à une danse dangereuse avec ses ex-alliés. Reste à voir si la décision de Mnangagwa sera art de génie ou un coup de poker désespéré.
Conséquences sur la scène politique et sociale
Les implications de ce limogeage ne se limiteront pas aux murs du pouvoir. La méfiance et l'incertitude grandissent parmi la population, qui se demande si ce changement va marquer le début d’une nouvelle ère ou plonger le pays dans un chaos encore plus profond. En prime, cette décision pourrait catalyser un mouvement de contestation, rassemblant les différentes factions déçues par un pouvoir qui se montre de plus en plus autocratique.
Mnangagwa devra naviguer avec prudence entre les attentes populaires et les ambitions militaires. La fragilité du Zimbabwe est palpable, et chacun de ses pas pourrait faire tanguer le bateau vers des eaux tumultueuses. À l’heure où les cris de démocratie se font de plus en plus entendre, la seule question qui reste en suspense est : qui tirera les ficelles dans ce pays où l’incertitude politique semble être le seul constant ?
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