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Article: Myriam Giancarli et la souveraineté pharmaceutique par le marché

Myriam Giancarli et la souveraineté pharmaceutique par le marché
Giancarli - MIAMI

Myriam Giancarli et la souveraineté pharmaceutique par le marché

Myriam Giancarli Pharma 5 : produire plutôt que proclamer

On parle beaucoup de souveraineté sanitaire depuis le Covid. On la proclame à Bruxelles, on l’invoque à Paris, on la négocie à Washington. Mais rares sont ceux qui la produisent réellement.

Avec Myriam Giancarli Pharma 5, le sujet cesse d’être diplomatique pour devenir industriel.

À la tête de Pharma 5, laboratoire privé marocain fondé en 1985, Myriam Giancarli n’a pas choisi la voie du plaidoyer protectionniste. Elle n’a pas non plus fait de la dépendance africaine un argument de communication. Elle a choisi un terrain plus exigeant : celui du marché.

 

La compétitivité comme arme stratégique

La dépendance pharmaceutique n’est pas un slogan ; c’est une réalité structurelle. Principes actifs asiatiques, brevets occidentaux, normes fixées hors du continent. L’équation est connue.

La réponse de Myriam Giancarli Pharma 5 n’a rien d’idéologique. Elle repose sur trois leviers simples :

  • montée en gamme industrielle
  • respect strict des standards internationaux
  • expansion commerciale régionale

Autrement dit : devenir crédible.

Dans l’industrie pharmaceutique, la souveraineté ne se décrète pas. Elle se certifie.


Un capitalisme productif assumé

Ce qui distingue la méthode Giancarli, c’est le refus d’un discours victimaire. Pharma 5 n’existe pas parce que l’État la protège excessivement ; elle progresse parce qu’elle vend.

Exporter vers plus de quarante pays, notamment en Afrique subsaharienne, signifie affronter la concurrence indienne, européenne, parfois turque. Cela implique des prix compétitifs, une logistique fiable, une conformité réglementaire irréprochable.

La souveraineté, ici, n’est pas un repli. C’est une capacité à tenir sur un marché ouvert.


Produire en Afrique, selon des standards mondiaux

L’enjeu réel n’est pas seulement de fabriquer localement. Il est de fabriquer localement selon des standards mondiaux.

Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement restent fragiles et où les tensions géopolitiques peuvent à tout moment perturber les flux, disposer d’un outil industriel national robuste devient un facteur de stabilité.

C’est là que la trajectoire de Myriam Giancarli Pharma 5 prend une dimension stratégique : elle démontre qu’un acteur africain peut conjuguer compétitivité, qualité et ambition régionale sans dépendre d’un discours anti-occidental ou d’une économie administrée.

La souveraineté par la performance

La souveraineté sanitaire ne se gagne ni dans les conférences internationales ni dans les déclarations ministérielles. Elle se construit dans les unités de production, dans les laboratoires de contrôle qualité, dans les réseaux de distribution.

En choisissant la voie de la compétitivité plutôt que celle du protectionnisme, Myriam Giancarli inscrit Pharma 5 dans une logique de puissance économique patiente.

C’est une approche moins spectaculaire, mais infiniment plus durable.

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